Lexpression du stress est à la fois comportementale et physiologique. L’organisme stressé secrète des hormones visant à mobiliser l’oxygène pour alimenter les muscles et le cerveau. En cas de crainte extrême, les animaux peuvent se mettre à saliver de façon excessive (le chat en particulier) et faire sous eux. Les pupilles se dilatent. Au niveau du comportement, la Lestimateur de rapports PMU permet de connaître l'ordre de grandeur des rapports au Quinté Plus, que ce soit dans l'ordre ou le désordre. Cette estimation se base sur les pronostics des membres au concours PMU. Afin d'utiliser l'estimateur, sélectionnez au moins les 5 premiers chevaux, voire plus si vous jouez un système multiple. 17- 1255 - 189 - Histoires du samedi 09 juillet : Ste. Amandine. Un gangster apporte un magnifique bracelet à sa nouvelle maîtresse. En lui sautant au cou, elle s'écrie : - Oh ! Il est splendide ! Il doit valoir au moins cinq ans ! Thym 18,00 €. TTC. Le thym participe au bon fonctionnement du système respiratoire du cheval. Cette plante est bénéfique lors de coup de froid ou de vie en environnement poussiéreux. Seau de 1kg = 20 jours de cure pour un Posologiedu thym Infuser de 1 g à 2 g de plante séchée dans 150 ml d’eau bouillante durant 10 minutes. Boire plusieurs tasses par jour, au besoin. Extrait fluide (1:1, feuilles fraîches ou 1 :4, feuilles séchées). Prendre de 20 à 40 gouttes, diluées dans de l’eau ou du jus, 3 fois par jour. Commentpréparer la verveine pour la boire ? Avant toute chose, si vous voulez consommer de la verveine fraiche, vous devrez évidemment cueillir votre verveine. Pour cela, vous devrez vous munir d’un sécateur ou d’une paire de ciseaux et couper des tiges de 30cm environ sur les rameaux les plus développés. Il faudra ensuite bien rincer votre verveine. Le Pourun cheval adulte (500 kg) : par cure de 8 jours, ajouter 50g de thym à la ration quotidienne, si possible en deux prises quotidiennes. Renouveler si besoin. Renouveler si besoin. Pour les femelles gestantes, demander l'avis d'un vétérinaire. ai5Lv. Capter l’attention du cheval, l’aborder, le caresser et changer de coté en toute sécurité Tu as vu dans les principaux comportements et postures de ton cheval qu’il ne faut pas aborder ton cheval n’importe comment. Pour aborder ton cheval, c’est à dire rentrer en contact avec lui, tu dois d’abord capter son attention. Tu peux lui parler ou faire un claquement de langue. Si tu lui parles, fais-le avec une voix douce et volontaire. Si tu as peur du cheval, cela ne le rassurera pas non plus. Quand le cheval te regarde et qu’il est confiant, tu peux le caresser. Ton cheval a son propre caractère. Certains adorent les caresses, d’autres beaucoup moins. Si c’est le cas, contente-toi d’une caresse sur l’épaule et ne cherche pas les contacts trop affectueux. Une fois rentrer en contact tu vas pouvoir le seller, lui mettre le licol ou le filet. Tu devras donc changer régulièrement de coté. Pour le faire en toute sécurité, passe derrière ton cheval à une distance suffisante pour qu’il ne t’atteigne pas avec ses postérieurs. On sait que le cheval a parfois des réactions vives, tu dois toujours penser à te mettre en sécurité. Si ton cheval est confiant, tu peux aussi passer sous l’encolure ou passer juste derrière en mettant une main sur la croupe. Tu verras parfois ton cheval se comporter avec toi comme avec ses congénères. Il cherchera à te pousser ou te donner des coups de tête. Si tu dois respecter ton cheval, tu dois aussi lui apprendre à te respecter. Pour se faire, tu dois l’éloigner de toi en posant ta main sur la pointe de son épaule et le repousser franchement. L’attelage est une discipline qui vous tente, mais vous ne savez pas si votre compagnon équin sera apte à la traction puis à l’attelage ? Effectivement, il est sage de se poser cette question avant d’investir dans du matériel assez coûteux harnais de qualité, voiture hippomobile…, surtout si cet achat s’avère inutile ! La majeure partie des chevaux et poneys va de bon cœur à la traction, mais il arrive de temps en temps que l’un d’eux s’y refuse cependant. J’ai d’ailleurs, moi même, été confrontée à ce problème, avec mon cheval Olivo, qui est particulièrement fin au travail à pied et monté, qui est préparé au travail attelé, mais qui refuse complètement la tension sur la bricole ; Je pense qu’un jour je prendrais le temps de refaire une autre tentative, en modifiant quelques données ! » Par où commencer ? Tout d’abord, je conseille vivement d’avoir des animaux déjà bien éduqués au travail à pied, en main, au licol, cela facile considérablement la préparation à l’attelage. De même il est souhaitable que votre équidé sache tourner à la longe et travailler un peu aux longues rênes, pour aborder ce nouvel apprentissage. Si ce n’est pas le cas, commencez donc par là, avant de vous aventurer plus loin ! Si vous connaissez quelqu’un acceptant de vous prêter un harnais à la taille de votre compagnon, et bien, whaou, c’est génial ! Vous allez pouvoir habituer votre cheval à ce nouveau matériel ! Si vous ne disposez pas de harnais, ce n’est pas grave, on peut tout de même faire les premiers tests vers l’apprentissage de la traction, pour voir la réaction et la progression de votre équidé. comment s’y prendre ? Leçon 1 la désensibilisation à la croupière Sur un harnais se trouve une croupière qui maintient la sellette en place. Si votre compagnon n’en n’a jamais porté, il faut commencer par là. Une selle ou un surfaix de travail suffit amplement pour démarrer, avec une croupière normale. Équipez votre cheval ainsi, pour aller faire une petite séance de travail au sol. Ne changez rien d’autre dans vos habitudes. Il ne faut ajouter qu’une seule chose nouvelle à la fois ; cela évite les surprises, et de devoir tout recommencer dès le début ! Jouez avec votre compagnon ainsi, jusqu’à ce que la croupière ne pose plus de soucis, et que votre cheval/poney y soit désensibilisé. Si ce n’est pas le cas, arrêter la séance sur une amélioration, puis recommencer autant de fois que nécessaire, pour assurer votre sécurité, et celle de votre animal. l’appareil de reculement croupière, barre de fesses et avaloire vient au contact de l’arrière main Leçon 2 la désensibilisation aux traits et à l’avaloire Lors d’une de vos séances de travail à pied, pensez également à mettre l’accent sur la désensibilisation du cheval, au contact du matériel, en particulier sur les zones suivantes de son corps Cuisses, intérieures et extérieures Fesses et pli des fesses Membres sur toutes leurs faces, et toute leur hauteur Leçon 3 Les ordres vocaux Pour la suite, prévoir une séance de travail aux longues rênes ou longues guides, en insistant bien sur les ordres vocaux que vous devez utiliser clairement, et que votre compagnon doit savoir identifier, sans se tromper. Si vous avez déjà l’habitude de communiquer ainsi avec lui, alors conservez vos codes habituels. Il faut pouvoir demander au minimum – le mouvement en avant au pas, et au trot – les transitions descendantes vers le pas et l’arrêt – l’immobilité Vous pouvez aussi, compléter vos ordres vocaux, par des appels de langues distincts les uns des autres, pour plus de clarté. Leçon 4 l’apprentissage des oeillères Pour l’étape suivante je préconise de travailler, toujours au sol, en main, avec la bride et les œillères. Si vous optez pour le choix de fonctionner sans œillères, vous pouvez utiliser le filet bridon habituel de votre compagnon. Sinon il vous faudra vous procurer une bride, afin de faire quelques essais. Conduire de derrière avec la bride, que lorsque le poney est en confiance Les chevaux travaillant beaucoup au sol, ont l’habitude de chercher du regard leur bipède, pour y déceler le moindre geste de leur part. Il leur faudra donc un petit peu plus de temps pour s’adapter à la réduction du champ de vision. Au début, marchez simplement en main, à côté de lui, pour le rassurer au moindre doute. Profitez en, pour lui répéter dès maintenant, les ordres vocaux qui vous serons indispensables, lorsque vous serez à distance derrière lui. Lorsque votre cheval est en confiance avec les œillères vous pouvez commencer à le conduire aux longues rênes en restant sur le côté. N’oubliez pas qu’il ne vous voit plus, et qu’en cas de doute ou de panique il va vous chercher. Compensez cela par la parole pour le rassurer et le conforter dans les actions qu’il effectue. Ne faites jamais de longues séances. Il est préférable de répéter des micro séances qui seront bien plus profitables pour vous deux !. Je vous invite dès maintenant à mettre cela en pratique et à répéter les actions passées en revue, avant d’aller plus avant dans ce nouvel apprentissage. Récapitulatif Pour passer au l’étape suivante, votre cheval doit accepter – la croupière – les œillères – le contact du matériel sur les cuisses, et sous les fesses – de se mouvoir à la voix – de s’arrêter et de s’immobiliser à votre demande – de ne plus vous avoir dans son champ de vision – de vous faire confiance. Je vous retrouve prochainement pour la suite de cet article ! À VOUS D’AGIR MAINTENANT racontez moi le travail que vous avez fait avec votre compagnon ! Les espaces de commentaires sont fait pour partager les idées ! L’alimentation du vieux cheval Lorsque nous avons décidé de conserver notre fidèle compagnon de route ou de compétition ou les 2 !, jusqu’à la fin de ses jours, cela implique une vigilance accrue quotidiennement. N’attendez pas de voir maigrir votre compagnon à vue d’œil pour vous souciez réellement du problème. Interpréter les signaux qu’il nous donne En particulier il faut s’assurer régulièrement que sa dentition ne l’incommode pas. Pour cela il suffit d’observer attentivement comment il se nourrit et la composition de ses crottins. Lorsque vous retrouvez des flocons de céréale avalés entiers et non mâchés, c’est certainement signe qu’il ne peut plus les écraser avec ses molaires. Il faut alors consulter impérativement le dentiste équin pour supprimer la gêne et/ou la douleur ; la plupart des vétérinaires spécialisés en chevaux, sont maintenant correctement équipés et formés pour subvenir aux soins les plus courants. Plus les années passeront et moins votre équidé aura de dents pour concasser les aliments complémentaires que vous lui apportez, il sera donc indispensable de s’adapter au fur et à mesure de l’évolution. Mener l’enquête ! boulettes d’herbe mâchée trouvées à l’endroit où broute un vieux cheval Attention !! Ce n’est pas parce qu’un cheval broute dans le pré, qu’il s’alimente correctement ! Effectivement les incisives lui permettent de brouter en coupant l’herbe, mais l’absence ou l’usure inégale des molaires peut l’empêcher de mastiquer convenablement les brins d’herbes cueillis. Il en résulte donc une espèce de boulette de forme ovale allongée type quenelle, de fourrage vert mâchouillé plus ou moins. L’animal peut faire de même avec le foin ou tout autre fourrage sec que vous distribuez. Soyez donc vigilant, il a l’air de manger, mais l’air uniquement. En prairie il est souvent difficile d’observer ces amas de nourriture, alors qu’en le rentrant un soir à l’écurie, vous pourrez observer cela sans vous tromper le lendemain matin. Au pré, il arrive de retrouver les boulettes’ dans l’abreuvoir, le cheval venant se rincer la bouche régulièrement. Avec un peu de patience vous pouvez aussi l’observer dehors, en train de brouter et regarder attentivement ce qu’il avale réellement et ce qu’il recrache, tout en continuant de brouter avec appétit ! Il arrive un moment ou les molaires restantes ne sont plus suffisantes pour écraser les aliments, et que malgré tous les soins prodigués par le dentiste, votre cheval ne pourra plus mâcher. Les aliments spécial séniors’ Ce sont des compléments alimentaires du commerce que l’on peut rajouter dans la ration habituelle de céréales / granulés. Ils peuvent aussi se donner seuls, en complément du foin ou de l’herbe. Par contre attention encore une fois !! Ces aliments spécifiques pour vieux dadous, sont pleins de flocons de céréales… donc dès lors que votre cheval ne mastique plus comme il le devrait, il faut abandonner cette solution relativement coûteuse qui plus est ! Le cas de Twist C’est le cas depuis plusieurs mois déjà, de mon vieux poney Twist qui entame sa 32ème année. briquette de brins de foin et luzerne, plus flocons de céréales. Cela fait déjà plus d’un an qu’il ne peut plus transformer le foin pour s’alimenter normalement, et que j’ai remplacé ce type de fourrage par des petites briquettes de foin haché agrémenté de quelques flocons de céréales et de mélasse. Cet aliment n’est pas donné, mais c’était jusque là un bon compromis pour qu’il ingère suffisamment de lest. Depuis quelques semaines il ne peut plus non plus avaler ces briquettes ni les brins de luzerne que j’ajoutais aux rations pour en augmenter le volume… Je les émiette donc par petite quantité dans ses mashes afin de cuire’ également les brins et les flocons. ration de mash qui plait à tous les équidés ! Il est alimenté deux fois par jour de mash et de granulés classiques du commerce. Le mash est un mélange de son de blé, de farine de céréales, de carottes déshydratées, de flocons de céréales, de soja, de pois, etc. Au choix de chacun, il en existe des prêts à l’emploi, dans lesquels il suffit de rajouter l’eau bouillante et de laisser gonfler et cuire quelques heures. Sinon il existe aussi la méthode traditionnelle qui vise à faire soi-même cuire et bouillir le tout dans une grande marmite… Personnellement nous avons opté pour une marque que le poney accepte de bon cœur, et qui convient du mieux qu’elle le peut à ses besoins, dans lequel j’ajoute ponctuellement une mesure d’huile de table pour apporter un peu de graisse et d’énergie. Quant à la gestion de l’herbe et des parcelles, c’est lui qui a le droit aux prairies rases qui repoussent. Il arrive encore à avaler des petits brins d’herbe, alors que les grands se transforment inévitablement en boulettes ! Contrairement à toute attente, avec les beaux jours et le retour au pré et à l’herbe, il reprend même du poids et de la vigueur pour galoper dans son pré avec la pouliche ! Twist aujourd’hui mars 2014 qui reprend des rondeurs. Si vous jugez cet article UTILE, merci de cliquer sur j’aime ou de le partager sur facebook, google+ ou twitter. On a tous vu un jour un cheval secouer la tête, mais parfois il semble qu’il n’y ait pas de cause visible ou explicable. En effet le headshaking, aussi appelé tic à l’encenser » se caractérise par un ensemble de comportements anormaux de la tête, soudains et incontrôlables. Dans certains cas ce phénomène est périodique, la plupart du temps durant le printemps, l’été et l’automne, avec un moment d’arrêt durant l’hiver. Pour ces chevaux, les signes vont empirer lors des journées ensoleillées et diminuer lors des journées pluvieuses, la nuit ou à l’intérieur. LES CAUSES DU HEADSHAKING SONT MULTIPLES Lorsqu’on parle de headshaking, il s’agît uniquement de l’expression de la douleur du cheval. Cette souffrance peut être causée par de nombreuses pathologies différentes. En voici la liste la plus courante – la photophobie UV – allergies au pollen – névralgie faciale atteinte du nerf trijumeaux, nerf de la sensibilité faciale – une respiration excessive – otites – mites d’oreille – rhinite – irritation nasale superficielle ou profonde hausse d’écoulement par le conduit lacrymal – irritation cutanée due aux mites ou aux piqures de moucherons – les problèmes de comportement – etc… COMMENT S’EXPRIME LE HEADSHAKING ? Il s’agît de violents mouvements de tête totalement incontrôlés et souvent un frottage excessif du bout du nez sur une surface sol, mur, barrière, antérieur du cheval. Lorsqu’il se gratte le cheval à l’air d’être soulagé. Il nous donne l’impression de recevoir des décharges électriques, et est très surpris par son propre comportement. Ce syndrome du headshaking est aggravé par l’effort physique, l’énervement, l’excitation à cause de l’accélération de sa respiration qui lui empêche de s’oxygéner correctement, par la lumière vive, le vent et la pluie en raison des piqures d’insectes qui peuvent le démanger. On remarque qu’il y a plusieurs périodes/stades de headshaking. Cela peut aller du cheval qui balance juste sa tête ou son bout de nez au cheval qui envoie sa tête, son encolure et même ses antérieurs dans tous les sens tellement il est gêné. De plus, certains chevaux réagissent seulement lors du travail, d’autres uniquement au box, au pré en liberté, d’autres les deux, le headshaking est propre à chaque cheval. Petit conseil il ne sert à rien de gronder son cheval qui shake », il est aussi surpris que vous… En revanche, pour votre sécurité, essayez de vous tenir le plus éloigné possible de sa tête, ses antérieurs car cela ne fait pas toujours du bien de se faire éjecter 3 mètres en arrière. DIAGNOSTIQUER SON CHEVAL Tout d’abord, des choses très simples sont à vérifier – vérifier le matériel adapté au cheval, propre etc… – faire travailler le cheval à pied – le faire monter par quelqu’un d’autre si le headshaking apparaît pendant le travail Si le headshaking se produit lorsque le cheval est au travail/monté, il est possible de fixer sur la muserolle un filet de nez qui est un petit morceau de nylon tissé qui reposera sur tout le bout du nez, il peut avoir un effet apaisant très efficace. Important n’oubliez pas d’effectuer un suivi régulier chez le dentiste, maréchal et ostéopathe afin d’éliminer ces causes-ci. Ce syndrome de headshaking apparaitra à n’importe quel moment et avec n’importe quelle personne. SOINS ET TRAITEMENTS DU HEADSHAKING Il n’y a pas de potion magique contre le headshaking lorsqu’on arrive à le diagnostiquer ce qui n’est pas toujours facile et reste rare. Mais on peut le soulager – lui faire porter un masque qui le protègera des UV et de la lumière, – utiliser un filet de nez lors du travail car il a un effet apaisant et calmant, – en le changeant d’environnement box -> pré ; pré -> box par exemple en cas d’allergies, – des manipulations ostéopathes régulières aide les cervicales durement sollicitées, – certains compléments alimentaires qui peuvent avoir un résultat satisfaisant sur les crises – certaines huiles essentielles houblon, ortie, eucalyptus, pissenlit, chardon marie, thym – l’utilisation de l’homéopathie aussi peut le soulager. N’oubliez pas de consulter votre vétérinaire si le syndrome est trop fort car cela peut être très grave pour votre cheval, une prescription de médicament plus fort cortisone peut être nécessaire. Laurence BoccardLaurence est une passionnée de chevaux en tout genre, allez on l'avoue un petit hum très gros ! faible pour les chevaux arabes. Amatrice de découvertes diverses et variées, elle vous les livre et vous raconte ses derniers coups de coeur ou de gueule. Assouplir son cheval, qu’est-ce que ça signifie exactement ? Quels sont ses objectifs et quels exercices peut-on faire pour y parvenir ? Commençons par une métaphore toute simple à moins d’être une danseuse étoile, si je vous demande de faire un grand écart ou tout autre exercice demandant beaucoup de souplesse, il y a de fortes chances que vous me rigoliez au nez. Mais si vous travaillez quotidiennement pour atteindre cet objectif, un jour vous réussirez peut-être à exécuter cet exercice, plus ou moins rapidement et plus ou moins facilement selon votre souplesse naturelle. Il en va de même pour les chevaux qu’importent leurs qualités innées, tous doivent travailler pour réussir un exercice et perfectionner leurs mouvements. Et c’est là qu’entre en jeu tout le travail d’assouplissement. Car en effet, le premier intérêt de tout assouplissement est tout simplement… d’assouplir, pardi ! Autrement dit, d’arriver par la contraction et l’étirement répété des muscles/tendons/ligaments à une amplitude de mouvement plus importante. Au même titre que la ballerine qui souhaite effectuer un grand écart, le cheval doit travailler de manière régulière différents ensembles de muscles pour parvenir à réaliser des mouvements plus facilement et avec plus d’amplitude. L’ultime objectif étant, chez le cheval, de pouvoir porter son cavalier sans se faire mal en se musclant correctement, et de performer au mieux dans la discipline à laquelle on le destine en respectant la progression définie dans l’échelle de progression de la FEI. Mon cheval est-il souple ? A quoi observe-t-on la souplesse d’un cheval ? Hormis sa capacité à se contorsionner pour se gratter les endroits les plus improbables de son corps alors que vous êtes assis confortablement sur son dos, un cheval souple se détecte grâce à quelques indicateurs très concrets rassemblés dans l’échelle de progression évoquée ci-dessus “Les indices de la souplesse sont – L’aisance des mouvements, l’élasticité des foulées, un rythme régulier, – Un dos élastique, la capacité à s’incurver et à se déplier, – Une nuque perméable, permettant un contact agréable et une bouche décontractée, – Une queue bien portée et se balançant symétriquement.” Tout un programme, non ?! Car en effet, obtenir tous ces points réunis lorsqu’on monte son cheval n’est pas si facile. Si la biomécanique ne vous effraie pas, voici en plus quelques notions pour mieux comprendre la nécessité d’assouplir un cheval d’un point de vue physique Les vertèbres cervicales du cheval disposent d’une grande mobilité, lui permettant de se servir de son encolure comme d’un balancier. Ce balancier est nécessaire à son équilibre ; Les vertèbres dorsales et lombaires ne sont pas aussi mobiles, et limitent la souplesse du dos et des reins du cheval ; Les vertèbres sacrées, au niveau de la croupe, sont soudées et empêchent donc toute mobilité de cette partie du corps ; Toutes les vertèbres sont reliées entre elles par un ensemble de ligaments, et la position de chaque partie décrite ci-dessus influe sur celle des autres ; Seuls les postérieurs sont reliés à la colonne contrairement aux antérieurs qui flottent’ et sont simplement reliés à la colonne par un ensemble de muscles et tendons ; Ce sont l’abaissement des hanches et l’engagement des postérieurs sous la masse qui permettent de tendre le dos et relever la base de l’encolure, favorisant la mise sur la main. Le cheval peut ainsi porter son cavalier sans se faire mal. Source Exercices pour assouplir un cheval Les assouplissements doivent faire partie du quotidien de votre cheval. C’est la condition sine qua non pour le faire progresser, améliorer son équilibre et sa propulsion. La progression doit être réfléchie afin d’amener le cheval en douceur vers des exercices de plus en plus difficiles, sans sauter d’étapes. Pensez à démarrer en demandant peu et en récompensant beaucoup. Au fur et à mesure que vous allez répéter les exercices d’assouplissement, votre cheval les réalisera de plus en plus facilement et vous pourrez vous montrer plus exigeant. Une règle de base ne demandez jamais plus que ce que le cheval peut vous donner ! Travail sur les transitions Les transitions sont des exercices d’assouplissement longitudinal indispensables. C’est par là que doit commencer tout travail d’assouplissement. Transitions entre les allures inter-allures Si vous avez déjà travaillé de jeunes chevaux, vous savez déjà que cet exercice d’apparence simple peut se révéler compliqué avant d’arriver à obtenir des transitions franches, fluides, sans heurts et en conservant un cheval droit. Avec un jeune cheval, demandez uniquement des transitions simples, en des endroits précis. Demandez souvent, depuis toutes les allures, des transitions ascendantes et descendantes, en vous assurant que dans la nouvelle allure le cheval ne précipite pas, et qu’il ne se traverse pas. C’est ainsi que le cheval apprendra à se cadencer et à s’équilibrer lors des transitions. Avec un cheval plus aguerri, le travail de transitions ne doit pas être négligé non plus soyez rigoureux tant dans le temps de réponse que dans la qualité de la transition elle-même. N’hésitez pas à varier les transitions pour que le cheval n’anticipe pas, en veillant à la légèreté des aides et à la rectitude en particulier lors des départs au galop. Transitions dans l’allure intra-allures Imaginez un élastique que vous pouvez écarter du bout des doigts, puis faire revenir à sa taille normale. Le principe est un peu le même lorsqu’on travaille les transitions intra-allures chez le cheval arriver à obtenir une certaine élasticité dans l’allure sans que l’attitude du cheval ne se dégrade. Lorsque vous travaillez sur des allongements, veillez à augmenter l’amplitude et non la cadence le cheval doit aller chercher plus loin, mais pas plus rapidement. Il en va de même avec le rassembler dans l’allure on ne demande pas le ralentissement mais bien de passer d’une énergie vers l’avant à une énergie vers le haut ; le cheval prend du rebond, mais la cadence restant la même. Bien sûr, avant d’arriver à réaliser cela parfaitement, vous y passerez plus ou moins de temps, mais c’est un travail indispensable pour assouplir son cheval. Le bénéfice sera entier si vous veillez à conserver un cheval en main et en équilibre qui pousse sur ses postérieurs. Travail longitudinal pour gagner en souplesse et en amplitude. Source Wikipedia Commons. Travail sur l’incurvation et la contre-incurvation Nous avons tous pu constater que nos chevaux sont plutôt droitiers ou gauchers. Autrement dit, ils ont tous une souplesse naturelle plus importante d’un coté que de l’autre. C’est grâce au travail d’incurvation que l’on va pouvoir rectifier ce déséquilibre, cette dissymétrie. En travaillant l’incurvation et la contre-incurvation, on étire un coté du cheval tandis que l’autre se raccourcit. En travaillant par exemple sur le cercle à droite, le coté gauche s’étire et se tend, tandis que le coté droit se raccourcit et se détend. C’est ce travail répété, qui va permettre d’assouplir le cheval, et d’établir une certaine symétrie du cheval, à la fois dans sa souplesse, sa locomotion et son équilibre. Attention à ne pas travailler toujours à la même main, afin de ne pas renforcer la dissymétrie naturelle de votre cheval ou à provoquer de grosses contractions. Travaillez au contraire des deux côtés de façon égale, en commençant d’abord les exercices par le côté facile. Cercles de différents diamètres 6m au pas, 10m au trot, 15m au galop, voire plus dans un premier temps. Amusez-vous à varier le diamètre du cercle en travaillant sur votre jambe à la sangle. Veillez à céder avec votre main intérieure dès que le cheval cède dans sa nuque, et ne jamais travailler en tirant sur votre rêne intérieure mais bien en écartant puis ramenant votre main. Huit de chiffre réalisable aux 3 allures selon le niveau du cheval, cet exercice vous permet d’alterner l’incurvation d’un coté puis de l’autre, ou de conserver l’incurvation du même coté pendant tout l’exercice. Par exemple, en démarrant à droite puis en passant sur le cercle à gauche en conservant l’incurvation à droite, vous vous retrouvez à travailler en contre-incurvation. N’hésitez pas à varier incurvation et contre-incurvation, pensez à faire des pauses et à bien récompenser. Slalom il ne s’agit pas de faire la course sur un aller-retour de slalom à fond les gamelles, mais de travailler votre slalom en cherchant à incurver votre cheval, et parvenir à changer de plus en plus rapidement l’incurvation ou rester en contre-incurvation tout le long, selon le but recherché. Placez des plots bien espacés pour commencer, et démarrez au pas. Cela vous permet également de travailler la réactivité de vos aides, c’est donc double bénéfice ! Travail latéral Il existe 2 grands types de déplacements latéraux avec et sans incurvation. Vous vous en doutez, se déplacer latéralement en conservant l’incurvation se révèle plus compliqué pour le cheval. Cession à la jambe Lorsqu’on apprend les cessions à la jambe à un jeune cheval, on peut commencer à s’aider de la lice. En arrivant la tête face à la lice avec un angle d’environ 45°, poussez avec la jambe extérieure et emmenez les épaules de coté alternativement, pour que le cheval, bloqué par la lice, comprenne qu’il faut se déplacer de coté. Avec un cheval plus avancé dans son dressage, les cessions se font aussi bien sur des demi-voltes qu’en partant d’un doubler pour rejoindre la piste. Pensez à alterner les cessions de chaque coté pour travailler le cheval de façon symétrique. N’hésitez pas à remettre droit les épaules avant les hanches sur quelques foulées puis repartir en cession si l’effort semble trop important ou que votre cheval s’entable passe les hanches devant les épaules. Dans la cession, vous pouvez mettre un léger pli du coté opposé au déplacement ou garder un cheval bien droit. Variante lorsque vous remettez droit, demandez un départ au galop, cela permettra de travailler sur l’engagement du postérieur intérieur. Epaule en dedans / Contre-épaule en dedans Dans ce déplacement, le cheval est incurvé du coté opposé au déplacement. Par exemple sur la piste à main gauche, sortez du coin et tracez un cercle d’une dizaine de mètres de diamètre maximum en incurvant votre cheval autour de votre jambe gauche. A la fin de votre cercle en rejoignant la piste, conservez l’angle environ 30°, moins si le cheval n’a pas d’expérience sur une rêne d’ouverture intérieure et poussez sur la jambe intérieure à la sangle. Le cheval se déplace alors avec les postérieurs sur la piste et les antérieurs sur 2 autres pistes différentes. Cet exercice est connu pour être “l’aspirine de l’équitation” selon Nuno Oliveira qui y trouvait de nombreux avantages. Entre autre, favoriser l’engagement du postérieur intérieur, abaisser les hanches et assouplir le cheval. N’hésitez pas à répéter épaule en dedans et contre-épaule en dedans le cheval est en contre-incurvation mais toujours du coté opposé au déplacement aussi souvent que nécessaire jusqu’à avoir un mouvement fluide, actif et régulier sur des aides légères. C’est en soi un travail à part entière qui peut prendre beaucoup de temps selon le cheval. Variante pour mobiliser encore davantage les postérieurs en particulier le postérieur intérieur, finissez votre épaule en dedans en redressant et en demandant tout de suite un allongement de l’allure particulièrement bénéfique au trot. L’abaissement des hanches et l’engagement du postérieur intérieure doit aboutir à l’amélioration de la propulsion. Epaule en dedans, “l’aspirine de l’équitation” Source Wikipedia Commons Appuyer L’appuyer est la grande soeur de la cession à la jambe, l’incurvation en plus. C’est donc un mouvement difficile, qui doit être abordé lorsque le cheval est déjà aguerri sur les déplacements de plusieurs pistes et notamment l’épaule en dedans. En effet, on demande au cheval de se ployer et de se déplacer avec les 2 bouts du même coté le bénéfice est donc réel pour assouplir le cheval, mais l’exercice est exigeant. Au début, demandez peu et remettez en avant dès que vous perdez l’impulsion. Favorisez toujours le mouvement en avant, sans altération de la cadence. C’est en effectuant l’appuyer dans une cadence régulière que le cheval y gagnera. Variante la tête au mur / croupe au mur constituent de bonnes variantes à l’appuyer, et peuvent se révéler plus faciles pour commencer puisque vous vous aidez alors de la lice. Travail sur le reculer Je choisis volontairement de mettre le reculer à part, car je ne parle pas ici de transitions aboutissant au reculer mais du mouvement seul qui constitue en lui-même un assouplissement. En effet, avez-vous déjà observé quels mécanismes sont en oeuvre lorsque le cheval recule ? Depuis l’arrêt, le cheval doit reporter son poids vers l’arrière en abaissant ses hanches et en se déplaçant dans un mouvement rétrograde par bipèdes diagonaux. Essayez de demander un reculer à un jeune cheval juste débourré, vous constaterez que ce n’est pas un mouvement naturel ! Ce n’est donc pas non plus un mouvement anodin et il ne doit pas être demandé précocement dans le travail du cheval, mais suivre la logique de sa progression. Demandé en main, le reculer sera plus facile à appliquer ensuite sous la selle. Veillez à la rectitude du reculer, sa diagonalisation le cheval ne doit pas latéraliser dans le reculer et ne demandez l’augmentation du nombre de pas que très progressivement. Petit à petit, votre cheval s’assouplira et sera capable de reculer de manière légère et sans heurts. Variante avec les chevaux aguerris, vous pouvez parfaitement travailler le reculer en courbe. La descente d’encolure En descendant son encolure, le cheval ramène ses postérieurs sous lui et monte le dos. Il met ainsi en tension le ligament nuchal qui permet de tendre à son tour le ligament supra-épineux et de faire remonter le dos et la cage thoracique. C’est en musclant ces ligaments que le cheval aura de plus en plus de facilité à porter le poids de son cavalier, d’où l’importance de travailler avec un cheval décontracté et correctement orienté. La descente d’encolure constitue donc en elle-même un assouplissement, mais uniquement si vous la prenez comme tel. En effet, le cheval doit descendre son bout du nez sans rompre le contact avec les rênes et sans précipiter, mais en continuant à engager les postérieurs. Il ne s’agit donc pas de tenir vos rênes à la boucle en laissant votre cheval courir. S’il accélère ou reporte son poids sur les épaules, renforcez votre dos et vos jambes pour le redresser, et procédez petit à petit, quitte à ce qu’il descende moins bas les premiers temps. Renouvelez l’exercice régulièrement, jusqu’à ce que votre cheval accepte d’aller vers le bas en continuant à se porter et à engager. C’est un bon exercice à faire en fin de séance pour laisser votre cheval étendre sa ligne du dessus et remonter les abdominaux ! Travail à l’obstacle Il est généralement considéré que le dressage est la base de travail et d’assouplissement préalable à tout travail à l’obstacle. Cela est bien entendu vrai, toutefois le travail à l’obstacle présente de nombreux avantages dans le travail d’assouplissement et de musculation de nos chevaux. En effet, lors d’un saut, le cheval va à la fois étirer sa ligne du dessus et les muscles extenseurs pendant la phase ascendante et sa ligne du dessous ainsi que les muscles fléchisseurs au planer et lors de la phase descendante. Si ce n’est pas une raison pour sauter tous les jours – les articulations doivent être préservées, un travail régulier à l’obstacle reste toutefois l’occasion de compléter et parfaire le travail effectué sur le plat. Sauts de puce De tous les exercices à l’obstacle, le saut de puce est sans doute un des plus intéressants pour assouplir un cheval. S’il n’est pas recommandé de le pratiquer toutes les semaines, il constitue toutefois un exercice bénéfique à la musculature du cheval. En effet, il a le triple avantage de demander au cheval de s’articuler tout en développant ses réflexes et en travaillant ses abdominaux. Or, lorsqu’il contracte ses abdominaux, notre cheval fléchit la hanche et ramène les postérieurs sous lui, mettant en tension le dos… vous devinez la suite ? Il se pratique aussi en liberté, laissant au cheval le loisir de travailler sans le poids de son cavalier et de perfectionner ainsi son geste. Saut de puce en liberté Maintenant que vous en savez un peu plus sur le rôle des assouplissements et des différentes manières d’assouplir un cheval, c’est à vous de jouer ! Quel que soit le stade de dressage de votre cheval, les assouplissements sont primordiaux ; aussi répétez souvent, récompensez beaucoup et soyez progressif dans vos demandes. Certains chevaux sont plus souples que d’autres de nature, soyez indulgents et cherchez toujours à percevoir la difficulté que l’exercice pose à votre cheval. N’hésitez pas à revenir en arrière sur un mouvement plus simple qui sera mieux exécuté, plutôt que rester bloqué sur un mouvement difficile. N’hésitez pas à vous référer à l’échelle de progression évoquée plus haut pour évaluer les progrès et connaitre les pistes de progression pour votre cheval. Et pensez à la longe, qui permet de muscler/assouplir votre cheval efficacement si le travail est bien fait, sans qu’il ait à supporter votre poids. Et bien sûr, soignez l’emploi de vos aides, car vous ne pouvez demander un mouvement correct à votre cheval si vous-même ne formulez pas bien vos demandes. De là à parler de votre souplesse à vous, il n’y a qu’un pas, mais je vous réserve cela pour un prochain article 😉

comment donner du thym à son cheval